Ce que j’ai appris du CES 2016 et pourquoi ça vous intéressera

Bonjour à tous,

Mon silence de la semaine dernière s’explique par mon récent voyage au CES de Las Vegas. Pour ceux qui ne connaissent pas le CES, c’est le plus grand salon dédié à l’électronique grand public. Les nouveaux téléphones portables, les nouveaux appareils photos, TV, drones, objets connectés (du frigo, au bracelet en passant par la ceinture…). Je suis revenu de ce salon avec une grande envie de continuer à aider ceux qui créent ces objets et qui les lancent à travers le monde : les entrepreneurs. Bien entendu, des grandes firmes comme Samsung, Sony, LG ou autres sont présentes mais tout un pan du salon est dédié aux jeunes startups de moins de 2 ans avec peu ou pas de chiffre d’affaire (mais après levée de fonds par exemple).

Premier constat : CES 2016 loves France

Le nombre de startup françaises au CES était saisissant, les échos de la langue de Molière retentissaienCES 2016 FrenchTecht dans tous les coins, des plus grands stands (Parrot par exemple) aux plus petits. Ce qui est formidable c’est de voir que malgré la crise dont on nous rebat les oreilles et le pessimisme économique qu’on nous transmet chaque jour, les entrepreneurs français répondent présent lors du plus grand événement autour de l’innovation au monde. La frenchtech aide beaucoup mais même sans cet effort, de nombreuses startups étaient là pour démontrer un fait que l’on sait partout sauf en France : les français ont du talent. Nos ingénieurs sont reconnus, nos développeurs également et ils s’exportent très bien. Le CES fini de confirmer cela, le nombre d’expatriés étant également impressionnant. Entre ceux qui décident de créer à l’étranger, ceux qui s’expatrient comme une étape de leur développement et ceux qui sont salariés de grands groupes, il y a de quoi faire !

 

Deuxième constat : CES 2016 know how to pitch

Présenter correctement son projet reste une étape clef de son développement. Tout d’abord pour séduire des investisseurs, ensuite pour mobiliser des partenaires, enfin pour vendre son produit. J’ai pu voir de belles performances et d’autres qui avaient besoin de travail. Comme certains d’entre vous le savent, j’anime régulièrement des sessions autour de la prise de parole en public, je n’ai jamais eu autant de clients potentiels au même endroit ! Un pitch se travail, les arguments de vente, les réponses aux questions habituelles se préparent, votre discours doit se personnaliser… Bref, qu’il s’agisse de français, de russes, de chinois et de grecs, les entrepreneurs que j’ai vu avaient tous en commun d’avoir besoin de travailler leur pitch. Loin de moi l’envie de normaliser la manière dont les entrepreneurs présentent leurs activités et produits. Je pense juste que c’est la gestion du projet par l’entrepreneur qui rend l’entreprise/le produit unique et cela doit se percevoir dans le discours. Ainsi, un discours bien pensé, bien articulé et adapté est essentiel. Cela nous mènera aussi à un prochain constat essentiel.

 

Troisième constat : tout est question de confiance

Le troisième point que j’ai pu voir est qu’il y a une donnée essentielle qui animait l’ensemble des startups présentes au CES 2016 : la confiance. Cette confiance se dévoilait sous de multiples facettes mais au final n’était l’expression que d’une seule chose : la confiance en soi. J’ai été atterré de voir combien certaines startup (notamment des françaises) étaient trop peu confiantes par rapport à d’autres. Un exemple simple : un américain présente la première version de son produit (il n’est donc ni fini, ni stable) et va vous dire « ce produit est exceptionnel et peut changer le monde ». Ce n’est pas nécessairement le cas mais il a confiance dans le potentiel du produit et dans son potentiel à mener le projet à bien. Il transmet cette confiance et nous donne ainsi envie de le suivre et éventuellement d’investir dans son produit.

Un français vous présente la cinquième version de son produit (il est donc fini, stable, testé, approuvé…) il va dire « c’est mon produit il est bien mais il y a encore du chemin à faire… ». Nous voici donc face à un paradoxe : c’est celui qui devrait avoir le plus confiance en lui et en son produit qui le vend le moins bien. Ce n’est pas qu’une question de personne, c’est également une question d’état d’esprit : nous devons avoir confiance en nos produits. C’est d’ailleurs le point commun des startups qui deviennent des entreprises : elles ont confiances en elles et leurs porteurs de projets aussi. Je ne dis pas que les américains ont toujours raison, je dis simplement qu’il faut tirer les leçons de cette différence culturelle, sur ce point, pour notre succès (les modéliser en somme). J’ai eu un grand plaisir à accompagner plusieurs startups présentes sur leur présentation produit et je pense qu’elles ont toutes pleinement profité du salon. L’an prochain, si l’occasion se présente je recommencerai mais je ferais une partie sur la confiance en soi pour permettre un impact plus grand encore.

 

Au final, les entrepreneurs de toutes les nations ont tous en commun l’envie de changer leur monde (et peut-être le vôtre) et c’était un plaisir de voir cela au CES 2016. J’ai très envie d’accompagner la prochaine génération d’exposant aux CES et à tous les autres salons, car pour avoir discuté avec pas mal d’entre eux, c’est bien au niveau personnel que tout se joue. Certes le produit joue mais c’est avant tout le porteur de projet qui fait la différence.

Je vous laisse sur les mots d’un homme qui l’avait bien compris :

« Everybody needs a coach »

Eric Schmidt – Ancien PDG de Google.

Bon weekend.

William

 

P.S: satisfaction personnelle, il n’y avait pas de drone coach ou de robot coach personnel!

William Roy

Author William Roy

Depuis maintenant 6 ans, j'aide les projets à sortir de terre et les porteurs de projet à profiter pleinement de leur vie et de leur aventure entrepreneuriale.

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